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” Le Cardinal Bergoglio voulait défendre la mariage mais sans blesser la dignité de quiconque ou renforcer l’exclusion”

“Il favorisa la plus grande inclusion possible pour les personnes homosexuelles et leurs droits humains exprimés dans la loi, mais il ne voulut jamais compromettre la particularité et l’exclusivité du mariage, comme une réalité entre un homme et une femme pour le bien de l’enfant”.

Cardinal Bergoglio Buenos Aires

La nouvelle devient virale**. Le Pape François serait favorable à une union civile pour les personnes homosexuelles.

« Les personnes homosexuelles ont des droits à être dans une famille, ils sont enfants de Dieu. On ne peut pas expulser quelqu’un d’une famille ou lui rendre la vie impossible pour cette raison. Ce que nous devons faire, c’est une loi d’union civile, car ils ont le droit à une couverture légale. C’est ce que j’ai défendu. » (Dans un documentaire réalisé par Evgeny Afineevsky diffusé ce mercredi soir 21 octobre à Rome, le pape revient sur plusieurs épisodes du pontificat )

( cela contredirait le document du Vatican 2003, instruction ? la réponse est non )

Cette affirmation, qui fera couler beaucoup d’encre, sera reçue paradoxalement de façon différente et pourtant identique, soit comme une rupture par les traditionalistes anti-François et comme un changement par les anti-Ratzinger. Or, certes malgré le grossissement du trait, ni l’une ni l’autre ne sont exactes.

Austen Ivereigh, biographe du Pape François, explique la cohérence de Bergoglio devenu François. Il ne s’agit nullement de changer la loi du mariage ou d’entrer dans l’adoption d’enfants, mais une volonté de ne pas rejeter les personnes en les blessant. Le Pape est un Pasteur fidèle, qui veut construire des ponts pour ne pas exclure. Cette union est purement civile, un arrangement légal qui protège les personnes. Bergoglio avait déjà cette “politique” ou cette “stratégie” de l’inclusion à Buenos Aires. Elle est un classique dans la pastorale de l’Eglise.

Extraits:

“Il y eu un thème dont le Cardinal Bergoglio entra inévitablement en confrontation directe avec le gouvernement argentin. Bien que Cristina était présidente, c’était Nestor Kirchner son mari – un député national – qui conduisait le gouvernement vers la loi du mariage pour tous de 2010, inspirée par l’Espagne cinq ans plus tôt.

Bien qu’il n’ait jamais montré le moindre intérêt pour les droits des homosexuels, la politique de Kirchner était un façon parfaite pour alimenter la polarisation. En positionnant le mariage entre même sexe comme une problématique civile minoritaire, il pouvait situer les défenseurs du mariage traditionnel comme des opposants à l’égalité et accusait ainsi l’Eglise de chercher à imposer sa moralité dans la loi. C’était la sorte de bataille qu’il affectionnait: elle allait galvaniser la base politique de Kirchner tout en jetant ses opposants dans la confusion.

Bergoglio connaissait beaucoup de personnes homosexuelles et il avait spirituellement accompagné un bon nombre d’entre eux. Il connaissait leurs histoires d’exclusion par leurs familles et ce que cela représentait de vivre dans la peur d’être montrées du doigt et d’être agressées.

Il dit alors à un activiste “gay” catholique, un ancien professeur de théologie nommé Marcelo Marquez, qu’il favorisait aussi bien le droit des gays que la reconnaissance pour les unions civils, dont les couples gays pouvaient aussi avoir accès.

Mais il fut farouchement opposé à toute tentative de redéfinir la loi du mariage. ” Bergoglio voulait défendre la mariage mais sans blesser la dignité de quiconque ou renforcer l’exclusion” dira un collaborateur du Cardinal. “Il favorisa la plus grande inclusion possible pour les personnes homosexuelles et leurs droits humains exprimés dans la loi, mais il ne voulut jamais compromettre la particularité et l’exclusivité du mariage, comme une réalité entre un homme et une femme pour le bien de l’enfant”.

Bergoglio n’a pas fait entendre des grandes objections pour des unions civils légales qui s’appliquaient seulement à Buenos Aires et qui accordaient des droits pour deux personnes cohabitant pour plus de deux ans, indépendamment de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

Il voyait cela comme purement civique, un arrangement légal qui n’avait aucune influence sur le mariage. Cette législation accordait certains privilèges, mais ni le droit d’adopter ni le droit celui d’héritier automatiquement à la mort d’une des deux parties”.

Source: Austen Ivereigh, François le grand Réformateur

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  • «Les homosexuels ont le droit de faire partie d’une famille. Ce sont des enfants de Dieu », aurait déclaré François dans une interview pour un film. « Ce que nous devons avoir, c’est une loi sur l’union civile; de cette façon, ils sont légalement couverts ». RT @ArnaudBedat
  • Ratzinger 2003: Dans les endroits «où les unions homosexuelles ont été légalement reconnues ou ont reçu le statut juridique et les droits appartenant au mariage, une opposition claire et catégorique est un devoir. Il faut s’abstenir de toute forme de coopération formelle». – Or si nous lisons bien, cela concerne le mariage. Voilà comment on oppose à tord les deux Papes.

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Source de l’info:

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