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Un confrère et ami prêtre m’a partagé des textes de notre Pape François à propos de la confession, du pardon ou de la Miséricorde.

Petit cadeau de Noël pour vous ! Les voici ci-dessous:

http://www.penitenzieria.va/content/penitenzieriaapostolica/it/tribunale-del-foro-interno/magistero-e-biblioteca-di-testi/pubblicazioni-penitenzieria/sussidio.html

Le confesseur ministre de la miséricorde

Le ministère du « Père miséricordieux »

« Chaque confesseur doit accueillir les fidèles comme le père de la parabole du fils prodigue : un père qui court à la rencontre du fils bien qu’il ait dissipé tous ses biens. Les confesseurs sont appelés à serrer sur eux ce fils repentant qui revient à la maison, et à exprimer la joie de l’avoir retrouvé. Ils ne se lasseront pas non plus d’aller vers l’autre fils resté dehors et incapable de se réjouir, pour lui faire comprendre que son jugement est sévère et injuste, et n’a pas de sens face à la miséricorde du Père qui n’a pas de limite. Ils ne poseront pas de questions impertinentes, mais comme le père de la parabole, ils interrompront le discours préparé par le fils prodigue, parce qu’ils sauront accueillir dans le cœur du pénitent l’appel à l’aide et la demande de pardon. En résumé, les confesseurs sont appelés, toujours, partout et en toutes situations, à être le signe du primat de la miséricorde. »

Catéchèse sur la miséricorde et la justice, 3 février 2016 (traduction complète)

http://www.vatican.va/content/francesco/fr/bulls/documents/papa-francesco_bolla_20150411_misericordiae-vultus.html, n° 17

Et c’est précisément un cœur de père que nous voulons rencontrer quand nous entrons dans le confessionnal. Peut-être nous dira-t-il quelque chose pour nous faire mieux comprendre le mal, mais dans le confessionnal, nous allons tous trouver un père qui nous aide à changer de vie ; un père qui nous donne la force d’avancer ; un père qui nous pardonne au nom de Dieu. Et c’est pour cela qu’être un confesseur est une si grande responsabilité, parce que ce fils, cette fille qui vient à toi cherche seulement à trouver un père. Et toi, le prêtre, qui es là, dans le confessionnal, tu es là à la place du Père qui rend la justice avec sa miséricorde.

Je renouvelle aux prêtres l’invitation à se préparer avec grand soin au ministère de la Confession, qui est une vraie mission sacerdotale. Je vous exprime toute ma gratitude pour votre service, et je vous demande d’être accueillantsenvers tous, témoins de la tendresse paternelle malgré la gravité du péché, promptsà aider la réflexion sur le mal commis, clairsdans l’exposé des principes moraux, disponiblespour accompagner les fidèles dans leur chemin pénitentiel, au plus près de leur démarche avec patience, clairvoyantsdans le discernement de chaque cas particulier, généreuxen donnant le pardon de Dieu. Comme Jésus a choisi de rester en silence face à la femme adultère pour la sauver de la condamnation à mort, que le prêtre, dans le confessionnal, ait un cœur magnanime, conscient que tout pénitent le renvoie à sa propre condition personnelle : pécheur, mais ministre de la miséricorde.

http://www.vatican.va/content/francesco/fr/apost_letters/documents/papa-francesco-lettera-ap_20161120_misericordia-et-misera.html, n° 10

On peut appliquer à la miséricorde cet enseignement de Jésus : «  De la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera » (Mt 7, 2). Permettez-moi, mais je pense ici à ces confesseurs impatients, qui « malmènent », les pénitents, qui les réprimandent. Mais c’est ainsi que Dieu les traitera ! Au moins pour cela, ne faites pas ces choses.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/june/documents/papa-francesco_20160602_giubileo-sacerdoti-prima-meditazione.html

Le ministère du « Bon Samaritain »

Dans la prière, il est nécessaire d’implorer le don d’un cœur blessé, capable de comprendre les blessures des autres et de les guérir avec l’huile de la miséricorde, celle que le bon Samaritain a versée sur les plaies de ce malheureux dont personne n’avait eu pitié (cf. Lc 10, 34).

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2017/march/documents/papa-francesco_20170317_corso-foro-interno.html, n° 1

Il nous arrive souvent, à nous prêtres, d’entendre l’expérience de nos fidèles qui nous racontent avoir rencontré, dans la confession, un prêtre très « strict » ou au contraire très « large », rigoriste ou laxiste. Et cela ne va pas. Il est normal qu’il y ait des différences de style entre les confesseurs, mais ces différences ne peuvent pas concerner la substance, c’est-à-dire la saine doctrine morale et la miséricorde. Ni le laxiste, ni le rigoriste, ne rendent témoignage de Jésus Christ, parce que ni l’un ni l’autre ne prend sur lui la personne qu’il rencontre. Le rigoriste se lave les mains : en effet, il la cloue à la loi, entendue de manière froide et rigide ; le laxiste, lui, se lave les mains : il n’est miséricordieux qu’en apparence, mais en réalité, il ne prend pas au sérieux le problème de cette conscience, en minimisant le péché. La véritable miséricorde prend sur elle la personne, l’écoute attentivement, s’approche avec respect et vérité de la situation, et l’accompagne sur le chemin de la réconciliation. Et cela est fatigant, oui, bien sûr. Le prêtre vraiment miséricordieux se comporte comme le Bon Samaritain… mais pourquoi le fait-il ? Parce que son cœur est capable de compassion, c’est le cœur du Christ !

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/march/documents/papa-francesco_20140306_clero-diocesi-roma.html

On confond parfois la miséricorde avec le fait d’être un confesseur « indulgent ». Mais pensez à cela : un confesseur indulgent, pas plus qu’un confesseur rigide, ne sont miséricordieux. Aucun des deux. Le premier, parce qu’il dit : « Va de l’avant, parce que cela n’est pas un péché, va, va ! ». L’autre, parce qu’il dit : « Non, la loi dit… ». Mais aucun des deux ne traite le pénitent comme un frère, ne le prend par la main et ne l’accompagne dans son parcours de conversion ! L’un dit : « Sois tranquille, Dieu pardonne tout. Va, va !». L’autre dit : « Non, la loi dit non ». En revanche, le miséricordieux l’écoute, le pardonne, il le prend en charge et l’accompagne, car effectivement la conversion commence — peut-être — aujourd’hui, mais elle doit se poursuivre avec la persévérance… Il doit le prendre avec lui, comme le Bon Pasteur qui va chercher la brebis égarée et la prend avec lui. Mais il ne faut pas confondre : cela est très important. Miséricorde signifie prendre en charge son frère ou sa sœur et l’aider à marcher. Ce n’est pas dire « Ah, non, va, va ! », ou la rigidité. Cela est très important. Et qui peut faire cela ? Le confesseur qui prie, le confesseur qui pleure, le confesseur qui sait qu’il est davantage pécheur que le pénitent, et qui n’a pas fait la mauvaise chose que lui raconte le pénitent uniquement par la grâce de Dieu. Miséricordieux signifie être proche et accompagner le processus de la conversion.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2015/march/documents/papa-francesco_20150312_tribunale-penitenzieria-apostolica.html, n° 1

Le service que prête le prêtre comme ministre, de la part de Dieu, pour pardonner les péchés est très délicat et exige que son cœur soit en paix, que le prêtre ait le cœur en paix ; qu’il ne maltraite pas les fidèles, mais qu’il soit doux, bienveillant et miséricordieux ; qu’il sache semer l’espérance dans les cœurs et, surtout, qu’il soit conscient que le frère ou la sœur qui s’approche du sacrement de la Réconciliation cherche le pardon et le fait comme tant de personnes s’approchaient de Jésus pour qu’il les guérisse. Il vaut mieux pour le prêtre qui n’aurait pas ces dispositions d’esprit qu’il n’administre pas ce Sacrement tant qu’il ne se corrige pas. Les fidèles pénitents ont le droit, tous les fidèles ont le droit de trouver chez les prêtres des serviteurs du pardon de Dieu.

http://www.vatican.va/content/francesco/fr/audiences/2013/documents/papa-francesco_20131120_udienza-generale.html

Le ministère du « Bon Pasteur »

Le « bon confesseur » est avant tout un véritable ami de Jésus, bon pasteur. Sans cette amitié, il sera bien difficile de faire mûrir cette paternité, si nécessaire dans le ministère de la réconciliation. Être amis de Jésus signifie avant tout cultiver la prière. Tant une prière personnelle avec le Seigneur, en demandant sans cesse le don de la charité pastorale, qu’une prière spécifique pour l’exercice de la tâche de confesseur et pour les fidèles, frères et sœurs qui s’approchent de nous à la recherche de la miséricorde de Dieu.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2017/march/documents/papa-francesco_20170317_corso-foro-interno.html, n° 1

Les prêtres s’émeuvent devant les brebis, comme Jésus lorsqu’il voyait les gens fatigués et épuisés comme des brebis sans berger. Jésus a les « entrailles » de Dieu, Isaïe en parle beaucoup : il est plein de tendresse pour les personnes, surtout pour celles qui sont exclues, c’est-à-dire pour les pécheurs, pour les malades dont personne ne s’occupe… Ainsi, à l’image du Bon Pasteur, le prêtre est un homme de miséricorde et de compassion, proche de son peuple et serviteur de tous. C’est un critère pastoral que je voudrais vraiment souligner : la proximité. La proximité et le service, mais la proximité, être proche !… Quiconque est blessé dans sa vie, de quelque façon que ce soit, peut trouver chez lui attention et écoute… En particulier, le prêtre manifeste des entrailles de miséricorde lorsqu’il administre le sacrement de la Réconciliation ; il le manifeste dans tout son comportement, dans sa manière d’accueillir, de conseiller, de donner l’absolution… Mais cela vient de la manière dont lui-même vit le sacrement en personne, de la manière dont il se laisse embrasser par Dieu le Père dans la confession et dont il reste dans ses bras… Si l’on vit cela en soi-même, dans son cœur, on peut le donner aux autres dans le ministère.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/march/documents/papa-francesco_20140306_clero-diocesi-roma.html

Si la réconciliation transmet la vie nouvelle du Ressuscité et renouvelle la grâce baptismale, alors, votre devoir est de la donner généreusement à vos frères. Donner cette grâce. Un prêtre qui ne prend pas soin de cette partie de son ministère, que ce soit dans la quantité de temps consacré, ou dans la qualité spirituelle, est comme un pasteur qui ne prend pas soin de ses brebis qui se sont perdues.

https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Archives/Documentation-catholique-n-2515-K/La-confession-n-est-pas-un-tribunal-de-condamnation-2014-04-15-1136585

Le ministère du médecin dans un « Hôpital de campagne »

L’Église d’aujourd’hui, nous pouvons l’imaginer comme un « hôpital de campagne ». Excusez-moi, je répète cela parce que je le vois comme cela, je le sens comme cela : un « hôpital de campagne ». Il faut soigner les blessures, tant de blessures ! Tant de blessures ! Il y a tant de personnes blessées par les problèmes matériels, par les scandales, même dans l’Église… Des personnes blessées par les illusions du monde… Nous, les prêtres, nous devons être là, auprès de ces personnes. La miséricorde signifie avant tout soigner les blessures. Quand quelqu’un est blessé, il a immédiatement besoin de cela, non pas d’analyses, comme le taux de cholestérol, de glycémie… Mais il y a la blessure, soigne la blessure, et après on verra les analyses. Après, on donnera les soins spécialisés, mais d’abord, il faut soigner les blessures ouvertes. Pour moi, en ce moment, c’est cela le plus important. Et il existe aussi des blessures cachées, parce qu’il y a des personnes qui s’éloignent pour ne pas montrer leurs blessures… Il me vient à l’esprit l’habitude, pour la loi mosaïque, des lépreux au temps de Jésus, qui étaient toujours éloignés, pour ne pas contaminer… Il y a des personnes qui s’éloignent par honte, parce qu’elles ont honte qu’on voie leurs blessures… Et elles s’éloignent peut-être un peu en regardant de travers, contre l’Église, mais au fond, à l’intérieur, il y a la blessure… Elles veulent une caresse ! Et vous, chers confrères — je vous le demande — connaissez-vous les blessures de vos paroissiens ? Est-ce que vous les devinez ? Est-ce que vous êtes proches d’eux ? 

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2014/march/documents/papa-francesco_20140306_clero-diocesi-roma.html

Autres recommandations aux confesseurs

Permettre que la confession soit « une rencontre libératrice et riche d’humanité »

La confession ne doit pas être une « torture », mais tous devraient sortir du confessionnal avec la joie dans leur cœur, avec le visage rayonnant d’espérance, même si parfois — nous le savons — il est mouillé par les larmes de la conversion et de la joie qui en dérive (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 44). Le sacrement, avec tous les actes du pénitent, n’implique pas que celui-ci devienne un interrogatoire lourd, fastidieux et envahissant. Au contraire, il doit être une rencontre libératrice et riche d’humanité, à travers laquelle pouvoir éduquer à la miséricorde, qui n’exclut pas, et qui comprend même au contraire le juste engagement de réparer, pour autant que possible, le mal commis. Ainsi le fidèle se sentira invité à se confesser fréquemment, et il apprendra à le faire de la meilleure des façons, avec cette délicatesse d’âme qui fait tant de bien au cœur — également au cœur du confesseur ! De cette façon, nous les prêtres faisons grandir la relation personnelle avec Dieu, pour que se dilate dans les cœurs son Royaume d’amour et de paix.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2015/march/documents/papa-francesco_20150312_tribunale-penitenzieria-apostolica.html, n° 1

« Nous les prêtres nous devons avoir cette attitude : susciter une rencontre ». Il est important, a souligné le Pape, « également d’enseigner à bien se confesser, de manière à ce que nos enfants, nos jeunes, apprennent » et se rappellent qu’« aller se confesser n’est pas comme aller à la teinturerie pour que l’on t’enlève une tache »: se confesser « c’est aller rencontrer le Père qui réconcilie, qui pardonne et qui fait une fête ». En conclusion, François a invité à « penser à cette alliance que le Seigneur fait chaque fois que nous demandons pardon ». Et à penser également « à notre Père qui réconcilie toujours ».

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/cotidie/2015/documents/papa-francesco-cotidie_20150123_dieu-qui-reconcilie.html

Chaque pénitent est une « terre sacrée »

Nous sommes des ministres de la miséricorde grâce à la miséricorde de Dieu ; nous ne devons jamais perdre ce regard surnaturel, qui nous rend vraiment humbles, accueillants et miséricordieux envers chaque frère et sœur qui demande à se confesser. Et si je n’ai pas fait cela, si je ne suis pas tombé dans ce vilain péché ou que je ne suis pas en prison, c’est par pure grâce de Dieu, uniquement pour cela ! Non par mon mérite. Et nous devons sentir cela au moment de l’administration du sacrement. Même la manière d’écouter l’accusation des péchés doit être surnaturelle : écouter de manière surnaturelle, de manière divine ; respectueuse de la dignité et de l’histoire personnelle de chacun, de manière à ce qu’il puisse comprendre ce que Dieu veut de lui ou d’elle. C’est pourquoi l’Eglise est appelée à « initier ses membres — prêtres, religieux et laïcs — à l’« art de l’accompagnement », pour que tous apprennent toujours à ôter leurs sandales devant la terre sacrée de l’autre» (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 169). Même le plus grand pécheur qui vient devant Dieu demander pardon est « une terre sacrée », et même moi qui dois le pardonner au nom de Dieu je peux faire des choses plus mauvaises que celles qu’il a faites. Chaque fidèle pénitent qui s’approche du confessionnal est « une terre sacrée », une terre sacrée à « cultiver » avec dévouement, soin et attention pastorale.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2015/march/documents/papa-francesco_20150312_tribunale-penitenzieria-apostolica.html, n° 1

Et si vous ne pouvez pas absoudre…

Aux confesseurs, j’ai envie de dire : parlez, écoutez patiemment, dites avant tout, à ceux qui viennent vous voir, que Dieu les aime. Et si le confesseur ne peut pas absoudre, qu’il explique pourquoi, mais qu’il donne une bénédiction, quoi qu’il en soit, même sans absolution sacramentelle. L’amour de Dieu est là, y compris pour ceux qui ne sont pas en situation de recevoir le sacrement : cette femme et cet homme, ce jeune homme ou cette jeune fille, ils sont aimés de Dieu, cherchés par Dieu, et ils ont soif de bénédiction

Le nom de Dieu est miséricorde, 2016

Soyez compréhensifs face à la honte des pénitents

Il n’est pas facile de se présenter devant un autre homme, tout en sachant qu’il représente Dieu, et confesser son propre péché. On éprouve de la honte aussi bien pour ce que l’on a fait, que du fait de devoir le confesser à un autre. La honte est un sentiment profond qui influence la vie personnelle et demande de la part du confesseur une attitude de respect et d’encouragement. Très souvent, la honte te rend muet et… […] Il y a quelques mois, je parlais avec un sage cardinal de la curie romaine sur les questions que certains prêtres posent lors de la confession et il m’a dit : « Quand une personne commence et que je vois qu’elle veut dire quelque chose, et que je m’en aperçois et que je la comprends, je lui dis : j’ai compris, soyez tranquille ! »

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/february/documents/papa-francesco_20160209_missionari-misericordia.html

Soyez des « hommes de l’Esprit Saint »

L’artisan du ministère de la réconciliation est l’Esprit Saint. Le pardon que le sacrement confère est la vie nouvelle transmise par le Seigneur ressuscité au moyen de son Esprit : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jn 20, 22-23). Vous êtes donc appelés à être toujours « des hommes de l’Esprit Saint », des témoins et des annonciateurs, joyeux et forts, de la résurrection du Seigneur. Ce témoignage se lit sur le visage, se sent dans la voix du prêtre qui administre avec foi et avec « onction » le sacrement de la réconciliation. 

https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Archives/Documentation-catholique-n-2515-K/La-confession-n-est-pas-un-tribunal-de-condamnation-2014-04-15-1136585

Dans la prière, nous invoquons également toujours l’Esprit Saint, qui est un Esprit de discernement et de compassion. L’Esprit permet de nous identifier avec les souffrances de nos sœurs et de nos frères qui s’approchent du confessionnal et de les accompagner avec un discernement prudent et mûr et avec une véritable compassion pour leurs souffrances, causées par la pauvreté du péché.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2017/march/documents/papa-francesco_20170317_corso-foro-interno.html, n° 1

Soyez toujours disponibles pour confesser

Le confesseur est appelé quotidiennement à se rendre dans les « périphéries du mal et du péché » — c’est une périphérie laide ! — et son œuvre représente une authentique priorité pastorale. Confesser est une priorité pastorale. S’il vous plaît, qu’il n’y ait pas ce type de panneaux : « Les confessions se font uniquement le lundi, le mercredi de telle à telle heure ». Il faut confesser chaque fois qu’on te le demande. Et si tu es là [dans le confessionnal] en train de prier, tu es avec le confessionnal ouvert, qui est le cœur de Dieu ouvert.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2017/march/documents/papa-francesco_20170317_corso-foro-interno.html, n° 3

Soyez signe et instrument de la rencontre avec le Dieu miséricordieux

Signe et instrument d’une rencontre. Voilà ce que nous sommes. Attrait efficace pour une rencontre. Signe veut dire que nous devons attirer, comme lorsque quelqu’un fait des signes pour attirer l’attention. Un signe doit être cohérent et clair, mais surtout compréhensible. Car il y a des signes qui ne sont clairs que pour les spécialistes, et ces signes ne servent pas. Signe et instrument. La raison d’être de l’instrument réside dans son efficacité – sert-il ou ne sert-il pas –, dans le fait d’être à portée de main et d’influer sur la réalité de manière précise, appropriée. Nous sommes des instruments si les gens rencontrent vraiment le Dieu miséricordieux. Il nous revient ‘‘de faire en sorte qu’ils se rencontrent’’, qu’ils se retrouvent face à face. Ce qu’ils feront ensuite est leur affaire. Il y a un enfant prodigue dans la porcherie et un père qui tous les soirs monte sur la terrasse pour voir s’il arrive ; il y a une brebis perdue et un pasteur qui est sorti pour la chercher ; il y a un blessé étendu au bord du chemin et un samaritain qui a bon cœur. En quoi consiste donc notre ministère ? Être des signes et des instruments pour qu’ils se rencontrent. […] L’autre chose propre à un signe et à un instrument est sa non référentialité, pour le dire de manière compliquée. Personne n’en reste au signe, une fois qu’il a compris la réalité. Personne ne reste à regarder le tournevis ou le marteau, mais on regarde le cadre qui a été bien fixé. Nous sommes des serviteurs inutiles. C’est-à-dire des instruments et des signes qui ont été très utiles aux deux intéressés qui se sont fondus dans une accolade, comme le père avec son fils.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/june/documents/papa-francesco_20160602_giubileo-sacerdoti-terza-meditazione.html

Soyez vous-mêmes les premiers pénitents

Je ne me lasserai jamais d’insister pour que les confesseurs soient un véritable signe de la miséricorde du Père. On ne s’improvise pas confesseur. On le devient en se faisant d’abord pénitent en quête de pardon. N’oublions jamais qu’être confesseur, c’est participer à la mission de Jésus d’être signe concret de la continuité d’un amour divin qui pardonne et qui sauve. Chacun de nous a reçu le don de l’Esprit Saint pour le pardon des péchés, nous en sommes responsables. Nul d’entre nous n’est maître du sacrement, mais un serviteur fidèle du pardon de Dieu. 

http://www.vatican.va/content/francesco/fr/bulls/documents/papa-francesco_bolla_20150411_misericordiae-vultus.html, n° 17

Le meilleur confesseur est d’ordinaire celui qui se confesse le mieux. Et nous pouvons nous poser la question : comment est-ce que je me confesse ? Presque tous les grands saints ont été de grands pécheurs ou, comme la petite sainte Thérèse, ils étaient conscients que ne pas l’avoir été était une pure grâce prévenante.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/june/documents/papa-francesco_20160602_giubileo-sacerdoti-seconda-meditazione.html

Une des choses les plus belles, qui m’émeuvent, c’est la confession d’un prêtre : c’est une grande et belle chose, parce que cet homme qui s’approche pour confesser ses propres péchés est le même qui ensuite offre son oreille au cœur d’une autre personne qui vient confesser les siens.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/june/documents/papa-francesco_20160602_giubileo-sacerdoti-prima-meditazione.html

« Laissez-vous éduquer par le sacrement de la réconciliation ! »

Combien de fois nous arrive-t-il d’écouter des confessions qui nous édifient ! Des frères et des sœurs qui vivent dans une authentique communion personnelle et ecclésiale avec le Seigneur et un amour sincère pour leurs frères. Des âmes simples, des âmes de pauvres en esprit, qui s’abandonnent totalement au Seigneur, qui ont confiance dans l’Eglise et, donc, également dans leur confesseur. Il nous est souvent également donné d’assister à de véritables miracles de conversion. Des personnes qui depuis des mois, parfois des années sont sous la domination du péché et qui, comme le fils prodigue, reviennent en elles et décident de se relever et de revenir à la maison du Père (cf. Lc 15, 17), pour en implorer le pardon. Comme il est beau d’accueillir ces frères et sœurs repentis avec l’étreinte bénissante du Père miséricordieux, qui nous aime tant et fait une fête pour chaque enfant qui revient à Lui de tout son cœur !

Combien pouvons-nous apprendre de la conversion et du repentir de nos frères ! Ils nous poussent à faire nous aussi un examen de conscience : moi, prêtre, est-ce que j’aime autant le Seigneur que cette petite vieille ? Moi, prêtre qui a été fait ministre de sa miséricorde, suis capable d’avoir la miséricorde qu’il y a dans le cœur de ce pénitent ? Moi, confesseur, suis-je disponible au changement, à la conversion, comme ce pénitent, au service duquel j’ai été placé ? Très souvent ces personnes nous édifient, elles nous édifient.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2015/march/documents/papa-francesco_20150312_tribunale-penitenzieria-apostolica.html, n° 2

Laissez-vous aider par la Vierge Marie

La ‘‘Vierge Brune’’ nous enseigne que l’unique force capable de conquérir le cœur des hommes est la tendresse de Dieu. Ce qui enchante et attire, ce qui fait fléchir et vainc, ce qui ouvre et déchaîne, ce n’est pas la force des instruments ou la dureté de la loi, mais la faiblesse toute-puissante de l’amour divin, qui est la force irrésistible de sa douceur et la promesse irréversible de sa miséricorde.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/february/documents/papa-francesco_20160213_messico-vescovi.html

Si parfois vous remarquez que votre regard s’est endurci– en raison du travail, de la fatigue… cela arrive à chacun – , que lorsque vous voyez les gens, vous êtes irrités ou que vous ne sentez rien, arrêtez-vous etregardez-la de nouveau, regardez-la avec les yeux des plus petits de vos gens, qui mendient un sein, et elle purifiera votre vue de toutes les ‘‘cataractes’’ qui empêchent de voir le Christ dans les âmes, elle vous guérira de toutes les myopies qui obscurcissent les besoins des gens, qui sont ceux du Seigneur incarné, et elle vous guérirade toutes les presbyties qui ne voient pas les détails, la note écrite ‘‘en petit caractère’’, où se jouent les réalités importantes  de la vie de l’Église et de la famille. Le regard de la Vierge guérit.

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/speeches/2016/june/documents/papa-francesco_20160602_giubileo-sacerdoti-seconda-meditazione.html

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