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Un temps pour changer en un tweet ? ne pas perdre l’opportunité de la crise présente pour aller vers un monde meilleur.

( résumé d’un entretien en espagnol avec Austen Ivereigh )

Ce livre est totalement inédit, spécial et sans précédent, dans un format nouveau. Pour l’instant, il sort en 6 langues, les plus connues dans le monde catholique. Mais le coréen, le japonais et le polonais et d’autres langues vont suivre. Il sera disponible dans tous les formats: Kindle, audio livre ou version papier. Le Pape veut s’adresser à tous, catholiques et non-catholiques. La pandémie, la crise est mondiale et le Pape veut tous nous accompagner.

François donne au monde sa sagesse de jésuite, offre une spiritualité classique, certes pour les catholiques mais pas seulement. Un livre engageant, dont l’humour n’est pas absent, qui n’attend que notre engagement personnel, notre conversion.

Selon Austen Ivereigh, l’inventeur et l’initiateur du projet, l’ouvrage se divise en trois parties, un classique rhétorique chez François, s’appuyant sur les trois maximes bien connues en Amérique latine, voir, juger et agir:

  • il faut découvrir la réalité, chercher la vérité, tenir compte de la souffrance, de la douleur. Ce monde a besoin d’un Sauveur. Nous sommes invités à la conversion, au changement de notre propre vie. La pandémie touche la santé des personnes, mais la crise du trafic des armes et les destructions nous affligent également. Les moments de tribulation peuvent déboucher sur un avenir meilleur. Le Pape rappelle que nous pouvons changer, mais hélas aussi ne pas changer. Dieu nous accompagne, il nous offre sa grâce, son aide et sa proximité. Si nous nous ouvrons à la grâce, nous nous ouvrons à la réalité.
  • au milieu de cette crise, nous pouvons choisir, discerner. Nous sommes capable de détecter ce qui vient de Dieu et ce qui n’est pas de lui. En bon jésuite, le Pape nous invite à l’identifier et percevoir ce qui nous humanise ou nous déshumanise.
  • par la lecture de la réalité, enrichie par le discernement, nous pouvons actualiser le changement. Nous pouvons construire des choses nouvelles, par l’action, avec dynamisme. Le Pape veut stimuler le débat et partager sa théologie du peuple. Il doit jouir de la liberté, car il possède, comme toute personne, sa propre dignité.
  • l’ouvrage de termine par un poème d’un citoyen cubain vivant à Miami en Floride. Puis Austen Ivereigh intervient, mais seulement à la fin. Avec humilité, il s’efface …

Le Pape se présente comme un grand leader, un spirituel.

Ce livre est inédit pour trois raisons:

  • c’est la première fois qu’un Pape écrit lors d’une crise.
  • deux langues ont permis de l’écrire. L’espagnol, mais aussi l’anglais.
  • le Pape nous parle directement, sans questions-réponses, sans interlocuteur (le nom d’Austen Ivereigh ne figure pas sur la couverture).

Lorsque nous demandons à Austen Ivereigh ce qui l’a le plus impressionné, comme disciple de François il répond: sa façon de travailler ! François est rapide, efficace, précis et libre. Le Pape a une grande éthique du travail, qu’il accomplit avec sérénité et tranquillité Il s’engage à fond, avec énergie et il a porté ce projet complexe avec force. Cette intensité et sa grande délicatesse ont impressionné Austen Ivereigh. Ce dernier l’a rencontré à Rome en septembre. Ses journées sont très intenses, avec la messe à 7h00, les rencontres de ses principaux collaborateurs. Un temps spécial pour le soir est très important pour son équilibre. Ce temps de confinement lui a permis de s’engager dans l’écriture de cet ouvrage. Chaque heures sont comptées.

Le Pape est en bonne forme, et à 83 ans il s’engage totalement, plein d’énergie, au service de Dieu et de l’Eglise. Il a même maigri. Certes, il se déplace avec plus de peine, mais il va bien. Sa vie est intense et pas évidente.

L’ouvrage révèle l’Amour que le Pape porte à l’Eglise, malgré les divisions internes et les polarisations. Il entrevoit aussi le futur de l’Eglise et il prévient: si l’Eglise n’assume pas la gravité du moment, si elle n’est pas inventive, missionnaire pour aller aux cotés des personnes, alors des pans entiers vont disparaître.

Ces pages discernent aussi les signes des temps, notamment par la présence des femmes, engagées dans le monde de la santé, dans les gouvernements et dans l’Eglise. Le Pape se situe sur une ligne de crête, ni féministe qui militerait pour l’ordination des femmes, ni traditionaliste qui ne voudrait rien changer. Il promeut la positivité, la communauté, la capacité d’entreprise des femmes. Ceci n’est pas une question de pouvoir. Dans un diocèse, il y a beaucoup à faire pour la charité et pour l’éducation. Enfin François explique les raisons de son choix pour six femmes engagées dans les finances du Vatican.

Austen Ivereigh a également lu sous embargo des passages de l’Encyclique “Fratelli tutti” parue le 4 octobre dernier. Si la liberté et l’égalité ont régné durant deux siècles, elles ont aussi conduit à l’exploitation. La fraternité invite à la solidarité, au respect de la diversité.

Là où se trouve la crise, là se situe la possibilité de la rédemption.

Cet opus n’est ni optimiste, ni défaitiste. Ce monde n’est toutefois pas fichu ! Dieu nous donne une Espérance, car sa Miséricorde nous accompagne. Et nous pouvons apprendre de cette crise. Certes bien des leaders veulent que cette pandémie s’arrête pour recommencer comme avant. Or la crise doit nous mener vers un monde meilleur, et non pas identique. Là où se trouve la crise, là se situe la possibilité de la rédemption. La crise, qui nous plonge dans le brouillard nous ouvre une porte car il y aura toujours une sortie.

Pape François (lien)

Un temps pour changer

Viens, parlons, osons rêver…

  • Avec la collaboration de : Austen Ivereigh
  • Préface : Mgr Benoist de Sinety

« Il y a un temps pour tout », nous disent les Écritures. Et dans la crise décisive que nous
traversons, le pape François n’en doute pas un instant : c’est le temps de changer.

Né de sa propre expérience du confinement, ce dernier livre du pape est un vibrant appel à l’action. Alors que le monde traverse une nuit d’épreuves, il s’agit plus que jamais d’y discerner une dynamique de conversion. Comment un changement se produit dans l’Histoire, comment nous l’embrassons ou lui résistons, comment Dieu vient à chaque instant rencontrer notre condition.

« Viens, parlons, osons rêver… », ainsi le pape interpelle-t-il chacun, qu’il soit croyant ou non. Ce faisant, comme le dit Mgr Benoist de Sinety, il nous invite « à rêver non pas de petits rêves personnels et autosuffisants, mais à rêver ensemble, à rêver grand ».

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