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“I promessi sposi”, le roman de Manzoni, est sans aucun doute l’un des chefs d’oeuvre de la littérature. Les fiancés inspire le Pape François, notamment par son expression “hôpital de campagne”.

En ce temps de pandémie, tout en suivant la raison et les normes de sécurité, Don Abondio n’est pas l’exemple à suivre !

Don Abbondio, ni mauvais, ni bon, mais peureux

Curé du petit village de Renzo et Lucia, Don Abbondio devait unir par le mariage les jeunes fiancés, mais, effrayé par Don Rodrigo, il cherchera à éviter à tout prix de célébrer les noces, et ne le fera qu’à la toute fin du roman, quand toute menace se sera évanouie. Toute la vie de Don Abbondio est régie par son principal défaut : la peur. Son histoire n’est autre que l’histoire de sa peur et de toutes les manifestations au travers desquelles elle se révèle. Lâche, mesquin, égoïste, ce n’est pourtant pas un homme mauvais, mais pas un homme bon non plus. Il vit tourmenté par la peur, il voit des obstacles même là où il n’y en a pas et l’angoisse d’en sortir indemne le rend incapable de prendre position entre le bien et le mal. Même quand les paroles du cardinal semblent allumer en lui une petite flamme, cela ne suffit pas à contrebalancer sa peur.

Le roman “les fiancés” de Manzoni a profondément marqué la pastorale du Pape François.

La trame de l’histoire

(Wikipedia) L’histoire se déroule en Lombardie entre 1628 et 1630 , au temps de la domination espagnole. On oblige Don Abbondio, curé d’Acquate, un petit village sur le lac de Côme, à ne pas célébrer le mariage de Renzo Tramaglino et Lucia Mondella, dont s’est épris Don Rodrigo, petit seigneur local. Contraints par les puissants du coin à quitter leur petit village, Lucia et sa mère Agnese, aidées par le frère Cristoforo, se réfugient au couvent de Monza, tandis que Renzo se rend à Milan dans l’espoir d’obtenir gain de cause. Don Rodrigo fait alors enlever Lucia par l’Innominato, un autre seigneur qui exécute sans scrupules toute la sale besogne.

Mais la vue de la jeune fille, si injustement tourmentée, et l’arrivée du cardinal Borromeo provoquent en lui une profonde crise de conscience : au lieu de mettre la jeune fille dans les mains de Rodrigo, il la libère. Entre-temps, Renzo est arrivé à Milan, alors que des émeutes éclatent partout dans la ville. Il est alors pris pour l’un des chefs de file de ces émeutes et se voit obligé de fuir à Bergame.

La Lombardie est déchirée par la guerre et la peste, mais Renzo retourne à Milan pour retrouver sa fiancée. Il retrouve Lucia dans un dispensaire aux côtés du frère Cristoforo qui soigne les infirmes, parmi lesquels, abandonné de tous, se trouve Don Rodrigo mourant. Quand la peste est éradiquée, après tant de vicissitudes, Renzo et Lucia peuvent enfin se marier.

La peur est la pire des conseillères, surtout pour les prêtres.

Humour:

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