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Une femme postule pour être archevêque de Lyon ou des religieuses ne veulent plus la messe tous les jours. Deux tristes exemples d’un cléricalisme féministe qui dessert la sainteté de l’Eglise.

Nous entendons l’expression le monde d’après, celui qui viendra après cette pandémie. L’Eglise est également touchée par la crise du Covid, elle est clairement en crise. Durant la pandémie, l’importance du sacrement de l’ordre et des sacrements s’est obscurcie. Hélas, la hiérarchie a parfois fait preuve d’une lourde inertie, en restant trop sagement confinée, sans faire preuve d’imagination et de créativité.

Les femmes sont les premières témoins de la Vie éternelle.

Après la mort de Jésus, les Apôtres étaient comme perdus ou abattus, errant comme des âmes en peine. Ce fut la foi des saintes femmes, réunies avec la Vierge Marie, qui allumèrent en eux l’espérance de la Résurrection. La vocation des femmes se situe du côté de la vie et l’Eglise est d’abord mariale, une femme, avant d’être confiée au gouvernement de Saint Pierre.

Un parallèle peut être fait entre le désarroi des Apôtres et la foi des saintes femmes avec l’inertie hiérarchique durant la crise du coronavirus et la soif de l’eucharistie éprouvée par les fidèles, dont de nombreuses femmes. L’Eglise d’après viendra aussi de l’Esprit-Saint et des femmes. Marie-Madeleine, comme l’appelait également l’Eglise par le passé, est Apôtre d’Apôtres, expression remise en valeur par le Pape François.

Malheureusement, certaines femmes et religieuses ont l’esprit encore embrumé par le cléricalisme féministe, une sorte d’effet miroir du cléricalisme des prêtres.

Le prêtre n’est pas le sommet de la vie chrétienne, ni la référence pour la vocation des femmes. Tant que les femmes voudront le même pouvoir cléricale, la racine principale de tous les cléricalismes, l’Eglise ne vivra pas encore pleinement comme l’Eglise de toujours pour entrer dans ce monde d’après.

L’Eglise vit de l’Eucharistie, et des religieuses ne veulent plus la Messe tous les jours. Quelle tristesse !

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Lien RTS

Le confinement a permis aux femmes d’église de s’émanciper

Pathétique: une photo ou une image noire, comme si les femmes étaient réduites au silence, comme muselées (ndlr)

>> Le reportage de Coraline Pauchard à écouter en entier dans l’émission Quinze Minutes:TED ALJIBE – AFPQuinze minutes – Publié à 12:40

Dans la chapelle de la Communauté catholique de la Pelouse, au-dessus de Bex, une trentaine de sœurs célèbrent la liturgie de la Parole. Pendant cet office, l’une d’entre elles vient prêcher devant l’assemblée.

Cette fois, c’est Sœur Adrienne qui se tient devant le micro. Une femme qui partage la parole de D

ieu lors d’une cérémonie, c’est extrêmement rare dans l’Eglise catholique: “C’est nouveau pour nous, parce que nous avons mis en œuvre ce que nous avons appelé une ‘liturgie de la Parole’ depuis que nous sommes privées de la célébration eucharistique”.

Prendre la parole et La Parole

Car sans prêtre, et avec les risques de contagion, l’eucharistie est impossible; c’est ce manque qui a permis d’innover. Sœur Isabelle n’en revient toujours pas: “Actuellement, l’Eglise est portée par les femmes. On le sait bien au niveau pratique: dans la cathéchèse, même comme assistante pastorale. Mais notre Eglise catholique laisse peu de place aux femmes au niveau du gouvernement et dans ce lieu de parole. Et ça, c’est quand même impressionnant qu’il faille attendre 2020, cette crise du coronavirus, pour que nous soyons convoquées à cette place!”

Les sœurs seraient-elles devenues plus féministes qu’avant? “Oui, je pense que ce temps de confinement m’a rendue… oui… plus consciente de ma part machiste, cléricale”, dit Sœur Isabelle, réflexive et rieuse. “Et moi, je me suis sentie quelque peu féministe”.

Désormais, les sœurs de Saint-Maurice ont décidé de ne plus faire l’eucharistie tous les jours. Et quand le prêtre sera absent, ce sont elles qui prendront la parole.

Sujet radio Coraline Pauchard

Adaptation web: Stéphanie Jaquet

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