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Source photo: tweet de Claude Nicollier astronaute suisse

21 décembre à 00: http://18UT.damianpeach.com/jup2020/dec21s… Une combinaison de plusieurs expositions pour révéler les lunes des deux planètes. Titan est vu en bas à droite de #Saturne. #Jupiter fabuleux !

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Lundi 21 décembre 2020 à 19h22, nous avons pu admirer un événement astronomique exceptionnel : Jupiter et Saturne furent perçues comme une seule planète dans le ciel ! Du point de vue terrestre en tout cas. Cet événement ne s’était pas produit avec une telle proximité apparente entre les deux astres depuis… 400 ans 

En réalité, ce rapprochement a lieu environ tous les 20 ans, mais il n’avait pas été aussi serré depuis…l’an 1623 ! Et pour retrouver des conditions d’observation similaires à celles de 2020, il faut même remonter en 1226. Les conjonctions entre les astres, dont la Lune, sont fréquentes, mais si celle-ci est surnommée « Grande » conjonction, c’est parce qu’elle concerne les deux plus grosses planètes de notre Système solaire.

Tweet de la Nasa

Jupiter et Saturne apparaissent à un dixième de degré l’un de l’autre sur cette image prise près de Chapel Hill, en Caroline du Nord, lors d’un événement astronomique connu sous le nom de «grande conjonction».

Voici pour l’actu !

Mais ce qui est passionnant, Kepler l’avait observé en 1603 (cycle des 20 ans) à Prague ! Et Benoît XVI, savant et théologien décrit ce phénomène cosmique dans son livre “l’enfance de Jésus”. Car cette conjonction s’est observée lors de la naissance du Roi des Juifs, par des astronomes, les fameux Mages ! L’histoire, l’astronomie, la science et la Bible s’entremêlent pour découvrir les concordances. Les Saintes Ecritures ne sont pas un mythe, mais racontent des faits historiquement advenus. Ne dit-on pas d’ailleurs 2020 après Jésus-Christ, après la naissance du Christ ?

La question concernant l’astre, l’étoile qui a guidé les Mages vers l’enfant Jésus se trouve également dans le livre de Benoît XVI “l’enfance de Jésus”. (pg 139-144)

“Johaness Kepler (mort en 1630) a avancé une solution qui substantiellement est à nouveau posée par des astronomes d’aujourd’hui. Kepler a calculé que, à cheval entre les années 7 et 6 avant J.-C. – qui comme on l’a déjà dit, est considéré aujourd’hui comme l’année vraisemblable de la naissance de Jésus-, s’est produite une conjonction des planètes Jupiter, Saturne et Mars. En 1604, lui-même avait noté une conjonction semblable, à laquelle s’était encore ajoutée une supernova. Par ce terme on indique une étoile faible ou très lointaine sur laquelle a lieu une énorme explosion de sorte que pendant des semaines et des mois elle développe une intense luminosité. Kepler considérait la supernova comme une nouvelle étoile. Il pensait qu’à la conjonction advenu au temps de Jésus une supernova devait être aussi reliée; il tenta d’expliquer astronomiquement le phénomène de l’étoile très lumineuse de Bethléem. Il peut être intéressant, dans ce contexte, que le chercheur Friedrich Wiesler de Göttingen semble avoir trouvé, sur des tables chronologiques chinoises, qu’en l’an 4 avant J.-C. “une étoile lumineuse était apparue et avait été vue durant une temps prolongé”.

L’asrtronome déjà cité Ferrari d’Occhieppo mettait ad acta la théorie de la supernova. Selon lui, pour l’explication de l’étoile de Bethléem, la conjonction de Jupiter et de Saturne dans le signe zodiacal des Poissons suffisait, et de cette conjonction il pensait pouvoir déterminer précisément la date. A ce sujet, le fait que la planète Jupiter représentait le principal dieu babylonien Mardouk est important. Ferrari d’Occhieppo résume ainsi : “Jupiter, l’étoile de la plus haute divinité babylonienne, apparaissait dans sa plus grande splendeur au temps de son lever nocturne à côté de Saturne, le représentant cosmique du peuple Juifs “.

Laissons de côté les détails.

De cette rencontre de planètes – affirme Ferrari d’Occhieppo – les astronautes babyloniens pouvaient déduire une événement d’importance universelle, la naissance dans le pays de Juda d’un souverain qui aurait apporté le salut.

Que pouvons-nous dire face à tout cela ? La grande conjonction de Jupiter et de Saturne dans le signe zodiacal des Poissons en 7-6 avant J.-C. semble être un fait vérifié. Elle pouvait orienter des astronomes du milieu culturel babylonien et perse vers le pays de Juda, vers un “roi des Juifs”. En détail, comment ces hommes sont arrivées à la certitude qui le fit partir et finalement les a conduits à Jérusalem et à Bethléem, c’est une question que nous devons laisser ouverte. La constellation stellaire pouvait être une impulsion, un premier signal pour le départ extérieur et intérieur; mais elle n’aurait pas pu parler à ces hommes s’ils n’avaient pas été touchés aussi d’une autre façon : touchés intérieurement par l’espérance de cette étoile qui devait surgir de Jacob ( cf. Nb 24,17).

Si les Mages qui, guidées par l’étoile, étaient à la recherche du roi de Juifs représentent le mouvement des peuples vers le Christ, cela signifie implicitement que le cosmos parle du Christ et que, cependant, pour l’homme dans ses conditions réelles, son language n’est pas pleinement déchiffrable. Le langage de la création offre de multiples indications. Il suscite, en toute l’attente, ou plutôt l’espérance que ce Dieu se manifestera un jour …

… Les Pères ont souligné encore un autre aspect. Grégoire de Naziance dit que, au moment même où les Mages se prosternent devant Jésus, la fin de l’astrologie serait arrivé, parce que à partir de ce moment les étoiles auraient tournés dans l’orbite indiquée par le Christ …

Dans le monde antique, les corps célestes étaient regardés comme des puissances divines qui décidaient de destin des hommes.

La foi dans le Dieu unique, témoignée par la Bible, a bien vite opéré ici une démythisation …

Le récit de l’étoile des Mages se situe aussi dans cette ligne : ce n’est pas l’étoile qui détermine le destin de l’Enfant, mais c’est l’Enfant qui guide l’étoile. On peut parler si l’on veut d’une espèce de tournant anthropologique: l’homme adopté par Dieu est plus grand que toutes les puissances du monde matériel et plus encore que l’univers tout entier”.

N.B. Le moine Dionysius Exiguus, qui a estimé au VIe siècle le début de l’ère chrétienne, s’est à l’évidence trompé de quelques années dans ses calculs. La date historique de la naissance de Jésus est donc à fixer quelques années auparavant».

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